Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le petit garçon trop materné...

C'est l'histoire d'un petit garçon...


A la naissance de ce petit garçon, sa maman a decidé de prendre un congé parental pour pouvoir être là à chacun de ses réveils, pour lui permettre de grandir à son rythme sans course effrénée après le temps.

Il a passé les premiers mois de sa vie sur le cœur de sa maman et de son papa, porté par de beaux tissus. Il ne faisait ses siestes que bercé par les doux rebonds de leur écharpe préférée.

Il a été allaité, aussi. Longtemps ! Trop longtemps, paraît il ! Il a bu le lait de sa maman pendant 39 mois.

Il n'a été gardé que par sa maman et son papa. De temps à autres par ses grands-parents. La crèche et la nounou, il n'a pas connu.

Il a grandi sans faire la rencontre du coin ou des punitions. Il n'a même pas peur des grands !

Il est cool, ce petit garçon.

Il est timide, aussi, un peu.

Il rit fort. Il pleure fort aussi.

Il est heureux !

Pourtant pendant les premières années de sa vie, ses parents ont dû essuyer pas mal de remarques déstabilisantes sur leur façon de vivre leur parentalité... Jusqu'à la pire des remarques :

"Tu fais n'importe quoi Marie !"

Tu ne lui rends pas service à le porter, à l'allaiter si longtemps et à ne pas le punir ! Tu vas en faire un assisté ! Il va souffrir quand il ira à l'école !"


La maman fut blessée, déstabilisée...

Elle tomba au fond d'un abîme où les remises en question l'ont rendue fragile. Elle a douté d'elle, de ses choix mais jamais de son fils ! Son regard et ses câlins effaçaient tous les dires de ces personnes jugeantes qui savent mieux que les autres.

La cloche de l'école commençait à faire de l'œil au petit garçon, c'est alors qu'à trois ans et demi bien passés, il fit sa toute première rentrée. Sa maman était un peu inquiète... Pourtant son petit garçon la rassurait, il avait envie d'aller à l'école. Mais la maman repensait trop aux vilains dires des "je-sais-tout" qui réussirent, encore, à la déstabiliser...

Et s'ils avaient raison ?



La maman décida de se concentrer sur la confiance qu'elle avait envers son fils. Après tout, elle avait tout fait pour que ce lien de confiance entre eux deux soit le plus fort du monde.



Un matin de septembre, ce petit garçon parti pour l'école, son beau cartable bleu sur le dos.

Il ne pleura pas...

Il joua toute la matinée !

Le lendemain, il y retourna avec grand plaisir et tous les autres jours qui suivirent !

Chaque midi, la maman récupérait un petit garçon souriant et heureux de sa matinée.



Le premier trimestre se passa aussi bien qu'une belle journée d'été ensoleillée !



Sa maman le voyait s'épanouir.

Il était heureux, ce n'était là que son premier but !

 


Cette maman, c'est moi. Mais c'est un peu toi, et elle aussi. Puis celle-ci avec ses cernes creusés, celle au top marqué d'une auréole de lait, celle pas coiffé qui court... Encore en retard !



Je suis cette maman qui a choisi de sortir de cette société qui va toujours trop vite. J'ai choisi de n'être qu'une mere, de ne pas être acteur d'une économie qui vole la vie. Je me suis souvent sentie seule, trop seule... Souvent j'ai pris en pleine gueule, les remarques que toutes les mamans au foyer entendent trop, beaucoup trop... Mais je ne sais pas, c'est peut être la faute à l'instinct maternel, à cette overdose d'ocytocine quotidienne... Je n'en sais rien. Mais je sais une chose, j'en ressentais le besoin pour mon fils !



J'ai pris un congé parental qui a vu fondre nos revenus au même rythme que notre vie sociale (paraît que c'est l'effet "trois enfants" !). J'en ai pleuré allant jusqu'à m'interroger sur mes choix maternels et éducatifs... Mais leurs sourires, leurs câlins et leurs bisous m'ont toujours remis sur le chemin de mon cœur.

 


Puis il y a eu ce matin...

Une feuille de papier dans une pochette plastique que sa gentille maîtresse me glisse dès mon arrivée...

Sa première feuille d'évaluation.



La première feuille d'évaluation en petite section, j'ai l'impression que c'est un peu comme notre bulletin de notes de parents. Un peu comme l'appréciation d'un œil extérieur sur la triade que forme la mere, le père et leur enfant, dans la construction d'un petit être.

Ces premières évaluations, elles ont un peu le même goût que l'entretien professionnel que tu es censé avoir une fois par an avec ton responsable.

C'est comme quand ton patron te sort : "tu as bien bossé ! Bravo !"

Voilà, c'est ça !



Et donc, à la fin de cette feuille d'évaluations où tout semble acquis, il y a cette appréciation :

" très bon début d'année pour M. Qui a su se faire une place au sein du groupe. Il écoute, participe et s'applique dans son travail.
Continue ainsi M."




Je suis fière. Fière de lui, de moi, de nous, de notre famille !

Ça valait le coup ! P***** que ça valait le coup de mettre ma carrière professionnelle de côté pour des choses plus simples, pour prendre le temps de vivre... Je me sens si riche, là, maintenant ! J'ai le cœur qui déborde d'un truc que même l'état de mon compte en banque ne peut concurrencer !





Tout ça pour te dire une chose, toi, jeune maman ou papa qui me lit :

" Ait confiance en toi, en ton cœur ! N'écoute que lui, il a mille fois plus raison que tout ces cons qui nous font trop douter et culpabiliser ! Le bonheur est juste là, il suffit juste de le regarder !"

 

 

 

Prendre le temps...

Rendez-vous sur Hellocoton !

Petit Pêcheur Heureux...

Petit Pêcheur Heureux...

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Simplicité familiale 03/02/2017 21:20

Voilà comment on écoute son instinct parental et qu'on répond aux besoins fondamentaux des enfants. Des racines solides pour permettre de s'envoler.à son rythme. Bravo.

Ena 03/02/2017 13:17

Magnifique! Merci pour cet article! Je partage!

Lisa 13/04/2016 17:20

Bonjour ! merci pour ce témoignage dans lequel je me retrouve aussi !
Je suis restée "à la maison" et mon fils n'est pas allé à l'école maternelle. Pas de nounous, pas de crèche non plus.
Nous sommes très maternants, et comme vous nous avons entendus de nombreux reproches (des plus ridicules aux plus terribles, puisque l'allaitement long et l'absence d'école maternelle nous a presque valu une dénonciation aux services sociaux par un médecin).
Nos revenus ne sont pas bien élevés non plus, mais nous passons de si bons moments ! c'est merveilleux de voir notre fils grandir à son rythme, sans course contre la montre (ou le moins possible). Ça n'a pas de prix ! C'est aussi pour cela que nous avons choisi l'instruction en famille.
Nous avons pu voir à maintes reprises que nous avions eu raison de nous faire confiance, et surtout de lui faire confiance. Comme vous, ses réactions, ses marques d'affection, ont su balayer les remarques déstabilisantes des autres (mais comme c'est écoeurant de s'en prendre ainsi aux parents et en particuliers aux mères qui font ce choix de materner leur enfant ; au final, c'est l'enfant qui peut en pâtir d'ailleurs, de ces remarques absurdes).

Merci encore pour votre témoignage !

Lisa 13/04/2016 17:20

Bonjour ! merci pour ce témoignage dans lequel je me retrouve aussi !
Je suis restée "à la maison" et mon fils n'est pas allé à l'école maternelle. Pas de nounous, pas de crèche non plus.
Nous sommes très maternants, et comme vous nous avons entendus de nombreux reproches (des plus ridicules aux plus terribles, puisque l'allaitement long et l'absence d'école maternelle nous a presque valu une dénonciation aux services sociaux par un médecin).
Nos revenus ne sont pas bien élevés non plus, mais nous passons de si bons moments ! c'est merveilleux de voir notre fils grandir à son rythme, sans course contre la montre (ou le moins possible). Ça n'a pas de prix ! C'est aussi pour cela que nous avons choisi l'instruction en famille.
Nous avons pu voir à maintes reprises que nous avions eu raison de nous faire confiance, et surtout de lui faire confiance. Comme vous, ses réactions, ses marques d'affection, ont su balayer les remarques déstabilisantes des autres (mais comme c'est écoeurant de s'en prendre ainsi aux parents et en particuliers aux mères qui font ce choix de materner leur enfant ; au final, c'est l'enfant qui peut en pâtir d'ailleurs, de ces remarques absurdes).

Merci encore pour votre témoignage !

grillot 03/03/2016 22:24

Merci pour cette belle histoire. J'ai maintenant 59 ans et moi aussi je suis restée à la maison pour voir grandir mes petits, parce que mon plus grand bonheur était de prendre du temps avec eux et pour eux. Moi aussi j'ai beaucoup douté de moi dans cette facon d'élever mes enfants. On m'a même dit : "Plus tard tes enfants te reprocheront de ne pas avoir fait l'école maternelle " et d'autres propos très culpabilisants. Je les ai vu grandir au jardin dans la montagne, avec peu d'argent, mais tellement libres et heureux. Et bien je peux vous dire qu'aujourd'hui mes 3 enfants n'ont pas du tout souffert de cette vie proche de la nature loin des écoles et de la course à la montre. Ils sont grands maintenant, heureux, beaux et forts. Respectueux d'eux même et des autres .