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Vers le neuvième mois

Les jours défilent, comme un compte à rebours, me rapprochant chaque jour de cet instant où nous nous découvrirons.

J'ai hâte.

Mais...

Je voudrais arrêter le temps.

 

Déjà le temps du dernier mois...

Déjà !

Mon coeur balance entre l'envie que tout se termine et l'envie de prolonger, au maximum, ces sensations de porter la vie, d'être sa terre, son univers.

 

J'aimerais que tout se termine pour me retrouver, me réapproprier ce corps qui me fait mal et que je sens si faible, parfois. La fatigue me diminue aussi bien moralement que physiquement avec une tension qui a du mal à atteindre les 9, je commence presque, à m'habituer d'avoir la tête dans les étoiles avant de faire des malaises... Et puis, il y a ces douleurs qui me surprennent n'importe quand, ces contractions, que je trouve, déjà bien présentes... Des petits bobos de fin de grossesse que j'avais oublié et qu'il m'arrive encore d'oublier le temps d'un instant, lorsque ce petit bébé se love sous mes mains, que je sens son pied appuyer sur cette peau tendue qui nous sépare.


Le sentir bouger en moi pour encore quelques jours, loin des tumultes de cette vie de famille où chacun devra retrouver sa place après le chaos qu'entrainera son arrivée.


C'est ce qui m'angoisse le plus : l'après.


On nous dit qu'on a l'habitude, rendu au troisième, je n'y crois pas, pas du tout ! Je sais trop que mes enfants en ressentent déjà les prémices. Je les vois, déjà, un peu pommés entre l'envie de grandir et le besoin de rester des bébés.

Alors on lâche prise...

Tampis pour les cacas dans la couchetampis pour les tétées qui augmententtampis pour les mots qu'il ne dit pas... Tampis ! Il aura bien le temps de devenir un grand frère. 

Tampis pour le refus de s'habiller seule, tampis pour tout ce chemin parcouru sur lequel elle revient, tampis pour son impatience, ses cris... Tampis ! Elle sait trop ce que ça entraine, un nouveau venu dans la famille.

 
C'est dans ces instants où nous nous sentons déjà bien perdus que je bénis ce fameux maternage proximal tant décrié.

Comme j'aime n'être que leur mère ! 

Ce rocher sur lequel ils s'amarrent le temps de recharger leur batterie vidée par ce quotidien qui nous entraine.

 


Il y a ces instants uniques où ils échangent, déjà, à trois.

Un fou-rire entre frère et soeur qui entraine une danse endiablée de ce bébé qui attend de les rencontrer et qui, pour patienter, fait valser mon ventre pour se rapprocher de cette complicité fraternelle qui les liera pour la vie, je l'espère. Ces instants magiques balayent cette angoisse du ventre vide, cette angoisse de porter la vie pour la dernière fois. Je sais déjà qu'il ne m'appartient pas, qu'il fait partie de cette famille que nous construisons jour après jour. 

 

Bientôt nous serons cinq.

Son linge prends place dans le dressing, des doudous font leur apparition, le berceau est fabriqué, un paquet de couches taille mini squatte près de celles de BabyCadet, l'Aînée prépare des petits cadeaux pour son petit-petit frère, nous sommes presque d'accord sur ses prénoms, et je deviens guimauve devant ces minis pyjamas que je ressors...


J'ai envie de m'activer, de tout préparer pour son arrivée mais il faut que je me repose...

Plus que quelques jours et il pourra arriver, sans risque, au coeur de notre maison.

 


Le garder au chaud jusqu'au 20 février...

 

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J-32

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alice 09/02/2014 21:45

que de jolis maux..
prends bien soin de toi durant ce dernier mois !