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Quel est l’intérêt d'allaiter un grand bébé ?

Une question qui m'a été posée... 

Une question que je ne me suis jamais posée...


 

Des bénéfices, cet allaitement long, il en a des tonnes !

D'ailleurs le site de La Leche League propose un article très détaillé sur le sujet. Je ne rentrerai pas dans les détails des bénéfices immunologiques et nutritionnels, non, là j'ai plus envie de te parler des bienfaits que cet allaitement apporte à nos coeurs.

 


Ça y est, j'ai dépassé le cap des 13 mois et 13 jours de l'Aînée !

Je suis dans l'inconnue. 

 
Je n'aime pas comparer mes deux allaitements, qui sont aussi différents que le sont mes enfants.

Le premier fut beaucoup plus "dirigé".

Le deuxième, complètement à la demande.

À 13 mois l'Aînée ne tétait plus qu'une à deux fois par jour ; BabyCadet, lui, peut téter jusqu'à 20 fois dans sa journée.

Pour mon premier allaitement, je ne connaissais que la fonction nutritionnelle de cette matière que je produis.

Pour le deuxième, J'en sais plus ! Je sais qu'allaiter c'est beaucoup plus que nourrir au sein. Grâce à ces tétées à la demande, je satisfais les besoins fondamentaux de mon fils. Et surtout, je satisfais son besoin de contact, de câlins. Je ne veux pas dire par là que sans l'allaitement on ne peut satisfaire ce besoin, je fais juste un constat de mon expérience lactée.


 

Notre société pousse l'adulte à se détacher, le plus tôt possible, de l'enfant, qui s'avère être un boulet pour l'émancipation de la femme, du couple. Dès l'accouchement, la mère peut être remplacée par toute sorte d'article de puériculture. Les tétines satisfont le besoin de succion, les biberons de préparation artificielle remplacent le lait de la mère, le transat balancelle succède aux bras des parents très rapidement, le doudou sert de suppléants de maman...

Des objets qui peuvent s'avérer très pratique mais qui poussent l'enfant, très tôt, vers une sorte d'indépendance. Rapidement, l'enfant n'obtient plus, enfin, moins de contact... Un bébé buvant son biberon seule, calé avec son doudou, dans son transat ne comblera pas les mêmes besoins qu'un enfant nourrit au sein dans les bras de sa mère.

Et puis, il ne faut pas se voiler la face, nos vies speedées ne nous permettent pas toujours de satisfaire ces besoins qui nous paraissaient pourtant fondamentaux les premiers jours de vie de cet enfant.

On oublie...


L'Aînée, je la poussais vers l'autonomie en essayant respecter son développement. J'étais dans cette dynamique "d'être toujours le premier, le meilleur", je voulais qu'elle grandisse. Enfin, je voulais surtout retrouver mon indépendance de femme...

Ma poupette était tellement demandeuse.

Avec l'allaitement, j'arrivais, à peu près, à satisfaire ses besoins même si je ne donnais que si je l'avais décidé. L'allaitement s'est terminé en douceur et a vu s'effilocher ce lien particulier qui nous liait, ce lien lacté si indéfinissable.

Après 13 mois et 13 jours d'allaitement, je découvrais une petite fille très câline. Au début, je prenais le temps des câlins puis le speed de la vie à vite fais passer ce besoin pour des caprices, des cinémas...

Je la voulais autonome, je me voulais indépendante.

Il y a eu cette phase "terrible two" que je me passerai de commenter. 

Et est arrivé ce moment où elle m'a échappé. Certaines fois, elle m'énervait tellement ; je ne la comprenais plus !

 

En fait, j'ignorais ses besoins et elle me le faisait tout simplement remarquer à sa façon...

Je ne savais pas, alors je criais.

 

 

BabyCadet est un bébé calme. Ses besoins sont comblés.

Il est aussi autonome et indépendant que sa soeur au même âge mais il ne pleure quasiment pas.

Il découvre le monde. Il apprend ce monde tout en étant soutenu par ce lien lacté qui le rassure.

Un bobo, une peur... Une micro-tétée et c'est reparti !

En fait, cet allaitement est complètement différent du premier.


Cet allaitement, qui ne s'arrête pas aux simples apports nutritionnels et immunologiques, m'a permis de prendre conscience des besoins de ma petite grande.

Cet allaitement respectueux de lui et de moi, cet allaitement basé sur les besoins de chacun m'a permis de passer de la case "haute autorité" à la case "bienveillance".

En satisfaisant les besoins de mon fils, je me suis rendu compte de ceux de ma fille.

Les câlins ont donc repris une place incroyable dans notre relation mère-fille. Je ne pensais pas avoir une Pepette autant en manque de nous !

 
Aujourd'hui, je stoppe tout pour un câlin.

Avant, je l'aurais reporté et oublié.

 

Alors quel est selon moi l'intérêt d'allaiter un bambin ?

J'aurais des milliers de raisons à donner !

Mais celle que je trouve primordiale est cette facilité à satisfaire le besoin de contact de mes enfants.

En allaitant un bambin, on a toujours ce lien avec l'enfant, ce lien qui le fait être encore une part de nous.

Un lien indéfinissable...


2013-1963.jpg

 

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À propos

Marie

Maman de trois enfants {I. 6 ans, M. 3 ans, E. 18 mois } passionnée par l'éducation positive et respectueuse, je partage ici mon quotidien de bretonne sur le chemin de la non violence éducative. Vous y trouverez aussi tous plein de petits bonheurs, mes coups de cœur et tout ce qui ponctue mon quot
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Laetitia C 18/04/2013 22:57

J'ajoute que je ne veux pas donner l'impression de te donner une leçon (je viens de me relire). J'allaite encore mon fils la nuit, il dort contre nous et j'ai l'impression de courir pour avoir un
calin (moi, fan de mon fils, pas du tout! :)). Je voulais juste rassurer les mamans qui ont foiré leur allaitement (pas forcément par désinformations mais à cause d'une mastite qui s'est mal
passée, d'une gerçure mal cicatrisée etc), je voudrais les rassurer: votre enfant n'est pas forcement malheureux parce qu'il ne tête pas, qu'une maman bienveillante n'est pas qu'une paire de seins
mais des bras qui consolent et qui soutiennent, qui s'ouvrent et qui se ferment pour guider et rassurer. C'est une voix parfois douce, parfois ferme (et parfois à bout de nerfs), une main qui tient
une cuillère en bois dans une casserole, des cheveux qu'on tournicote. Une maman, c'est aussi une femme qui ne s'oublie pas pour ne pas dire un jour à son enfant:"après tout ce que j'ai fait pour
toi".

Laetitia C 18/04/2013 22:30

J'adore lire ton blog, j'y trouve une vraie mine d'informations pour m'aider dans mon apprentissage de nouvelle maman d'un p'tit bonhomme que je souhaite le plus épanoui possible. Je suis souvent
d'accord avec toi, confortée dans mes choix ou tu me pousses à la reflexion et je t'en suis reconnaissante. Mais pour cet article, je ne suis pas d'accord. A mon sens, l'éducation (dans le sens de
l'aider à grandir, pas le dressage) est un danse à trois personnes. Comme dans un couple où chacun évolue avec le temps qui passe, tu n'es pas la même maman pour ta fille que pour ton fils. Tu as
changée (grandie) et tu négliges un point, ton fils a sa propre personnalité, différente de celle de ton fille. Les parents ne sont pas des dieux qui créent leurs enfants comme des statues de cire,
nous construisons pas à pas une relation basée sur l'échange de signaux. L'allaitement n'est qu'un messager qui "parlera" à un enfant plus qu'à un autre. L'important à mon sens est d'être à
l'écoute (des autres et de soi) pour trouver une réponse qui soit satisfaisant. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse (A. de Musset).