Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quand j'étais petite, je n 'étais pas grande...

Le titre d'une chanson que mon papy m'avait apprise.
Les paroles d'une chansonnette que j'adorais aller chanter dans la cuisine de mamy.
"Quand j'étais petite, je n'étais pas grande, je montrais mon cul à tous les passants..."
Mamy rallait, maman aussi.
On ne devait pas entendre ça dans la bouche d'une petite fille !

 

"Au claire de la lune, j'ai pété dans l'eau,
Ça faisait des bulles c'était rigolo."
Celle-, c'est mes oncles et tantes !
Des chansons que je me vois encore chanter à tu tête avec ma soeur pour embêter ma grand-mère !

 

Ces chansons, je les ai apprises à ma fille.
En pleine période scato, elles font fureur !
On chante ça a tue-tête, on se marre ! C'est presque des gros mots...
Mais c'est tellement rigolo de chanter ça, avec sa maman.

 

Je suis sa maman, je suis une adulte.
J'ai été leur fille, j'étais une enfant.

 

Des fois, quand je vois certains adultes, je me demande s'ils ont été un jour des enfants.
Quand je vois un papa tirer son fils par le bras pour qu'il aille plus vite, j'ai l'impression que ce papa a oublié que quand on est petit, on a des petites jambes qui fatiguent vite.
On est petit.
Quand je vois cette maman mettre une fessée à sa fille parce qu'elle rêvasse un peu et ne suit pas assez vite, j'ai l'impression que cette maman a oublié que le rêve à une grande place dans l'enfance.
On aime rêver.
Quand je vois ces grands-mères grogner devant la joie de vivre d'un enfant, j'ai envie de leur demander si elles ont toujours été de vieilles filles amères.
On vit

 

Tous ces jours qui défilent me renvoient en permanence plusieurs années en arrière.
Loin, très loin, quand j'étais petite.
Je croyais que j'avais oublié tous ces bons moments innocents de l'enfance. Mais non, cette innocence, je l'avais juste enfoui quelque part, au fond de ma tête, loin de mon coeur, parce que je voulais être une adulte, passer dans le camp des grands.

 
Quand je la vois si "petite fille", si joyeuse, si innocente.
Quand je la vois apeurée, triste, fatiguée.
Chaque situation de sa vie, de ma vie de maman, me semble faire partie de mon vécu.
Souvent, je suis désemparée par ce rôle de maman que j'apprends tous les jours, alors je pioche dans mes souvenirs. Je reprends ma place de petites filles et j'essaye de trouver des solutions en essayant de ne pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps que ça, j'étais à sa place.

 

Demain, c'est Noël.
Cette nuit le Père Noël va passer.
Ce grand bonhomme habillé de rouge qui causent tant de tourment aux parents. 
Ce vieux barbu qui est quand même un bel imposteur.

 
Il y a des histoires de confiance, de mensonge, de "faut il y croire ?"...
Je me suis posé la question, moi aussi.

 
Quand j'étais petite, je n'étais pas grande, je ne me posais pas toutes ces questions qui nous gachent la vie.
Quand j'étais petite j'adorais le Père Noël, j'aimais Noël.
J'y ai cru longtemps, même quand les autres enfants me certifiaient par A+B, que non, il n'existait pas.
Je voulais y croire.
Sans doute parce que ma maman a un don incroyable pour faire travailler notre imaginaire.
 

 

Sans doute parce que Noël chez nous, c'est sacré.
Sans doute parce que je ne voulais pas grandir trop vite.

 

Mais surtout parce qu'une nuit de Noël, alors que j'avais passé la moitié de la nuit à ma fenêtre à guetter le nez de Rudolphe. Alors que je m'étais dit qu'ils avaient peut-être raison, les autres, qu'il n'existait pas ce Père Noël. Alors que ce soir-là, je me suis endormi en en voulant à la terre entière...
Ce soir-là, le Père Noël est passé. Pour de vrai. Je le sais, dans mon coeur de petite fille. Je le sais car il est venu me faire un bisou à moi, la petite fille qui ne voulait plus croire au Père Noël. Un baiser sur la joue qui m'a réveillé. Sa barbe blanche qui m'a chatouillée. Je suis sur que c'était lui. J'ai attendu qu'il n'y est plus un bruit dans la maison pour courir à ma fenêtre et je l'ai enfin aperçu ce Rudolphe avec son nez rouge qui clignote !

 

Longtemps, j'ai voulu croire que le Père Noël était venu me voir ce soir-là
Très longtemps j'y ai cru dans mon coeur de petite fille.
C'était magique...
Je voulais y croire à se baiser VIP du Père Noël même si je savais que ce baiser était celui de ma maman. Le baiser qu'elle nous faisait après avoir mis les cadeaux au pied du sapin, ce baiser qu'elle nous faisait chaque soir avant d'aller ce coucher. Ce baiser auquel je n'avais jamais pris cas auparavant.

 Je savais que ce que je pensais être une barbe était ses cheveux à elle et que le nez clignotant de Rudolphe n'était qu'un avion en partance pour l'Angleterre...

Cette vraie explication je l'ai occultée. J'ai préféré croire au Père-Noël.

Je suis sure qu'il existe quelque part !

 
Voilà, pourquoi, nous, on croit dur comme fer au Père Noël.

 

Alors ce soir, après mettre remplie la panse, après avoir bu de bon vin ; j'irais coucher mes enfants.
Nous préparerons des gâteaux, un verre de lait et une carotte. Je sais qu'elle laissera, près de cet encas destiné au Père Noël, ce beau dessin qu'elle lui a fait avec tant d'amour
Avant de les border, nous resterons à la fenêtre à guetter le nez rouge de Rudolphe. Le volet restera ouvert toute la nuit.
Quand elle dormira, j'installerais les cadeaux au pied du sapin avant d'aller les embrasser, comme chaque soir.
 

Je suis la maman.

 

Mais en me couchant, la petite fille, que j'étais refera surface guettant la moindre lumière rouge dans ce ciel étoilé de Noël...

On reste toujours un enfant.

 
JOYEUX NOËL A TOUS <3 <3 <3 <3

 

noelinsta.jpg

Rendez-vous sur Hellocoton !

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article