Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Allaitement... Sevrage induit vs sevrage naturel

Allaitement... Sevrage induit vs sevrage naturel

 

J'en suis à mon troisième allaitement, trois allaitements aussi différents que peuvent l'être mes trois enfants. Mais trois allaitements longs dont deux terminés ; deux sevrages tout aussi différents.

Avec du recul, je me suis rendu compte avoir induit le sevrage de mon aînée même si j'étais persuadé, à l'époque, qu'elle s'était sevrée naturellement. Mais 13 mois quand même ! Mon Second allaitement, lui, j'en suis sûre, s'est terminé de façon naturelle alors que mon fils avait un peu plus de trois ans.

 

 

 


Mais qu'elle est la différence entre un sevrage induit et un sevrage naturel ?


Un sevrage est induit à partir du moment où on introduit dans l'alimentation de l'enfant un aliment différent du lait maternel sans que l'enfant n'en évoque le besoin.

Cela se produit quand on remplace, petit à petit, le lait maternel par une préparation artificielle pour nourrisson, ou encore quand on introduit les solides en privilégiant ces derniers au lait maternel. La demande de l'enfant, en lait, diminuant une fois rassasié, entraîne une baisse de la lactation qui induit ainsi un sevrage tout en douceur, pouvant laisser croire qu'un enfant de treize mois puisse avoir décidé "d'arrêter l'allaitement".


Un sevrage est naturel quand rien ne vient entraver l'allaitement maternel à moins que l'enfant n'en exprime le besoin.

La diversification se faisant en fonction des capacités de l'enfant à consommer seul un aliment tout en privilégiant la consommation de lait maternel. Il intervient alors que l'enfant est capable de se nourrir seul et lorsque ce dernier le désire. L'âge d'un sevrage naturel sera différent d'un enfant à l'autre mais selon certaines études, il interviendrait entre 2 et 7 ans.

 

 

Et de mon expérience...


Pour mon premier enfant, je voyais l'allaitement principalement comme de la nourriture. Pour moi c'était comme donner un biberon mais avec le lait le plus adapté possible à ma fille. C'est donc sur les conseils de mon médecin que j'ai introduit les premières purées de carottes à 4 mois en terminant le repas par la tétée, augmentant au fils des semaines la quantité de solides. Les tétées, recalées en seconds plan, diminuaient discrètement de jour en jour jusqu'à ce que celle du matin se retrouve être la seule de la journée.

Puis un jour, alors qu'elle avait 13 mois et 13 jours, elle m'a dit " pu lait-lait". Elle a tétouillé deux minutes puis plus jamais.

Effectivement, je n'avais plus de lait.

J'avais induit l'arrêt de ma lactation, sans le savoir, en privilégiant les solides au lait maternel. Je n'en avais pas conscience, je pensais qu'elle s'était sevrée de façon naturelle. Je me suis consolée avec cette idée parce que je n'étais pas vraiment prête à ce que ça s'arrête déjà, par contre ma fille l'a très bien vécue !

13 mois et 13 jours d'instants de bonheur lacté inoubliables...



J'ai découvert l'allaitement avec mon premier enfant.

Enceinte du deuxième, j'ai cherché à m'informer un maximum pour démarrer au mieux cette deuxième aventure lactée et mettre toutes les chances de notre côté pour aller jusqu'à un sevrage naturel.

 


Pour ce deuxième allaitement, j'ai compris qu'une tétée c'était beaucoup plus que le simple fait de nourrir son enfant. Notre allaitement s'est fait à la demande jusqu'à ses 6 mois, quand il a commencé à prendre la nourriture dans nos assiettes. C'est alors que nous nous sommes lancé dans la DME ( diversification menée par l'enfant). Ce type de diversification permettait de donner la place principale au lait maternel tout en laissant notre fils appréhender la nourriture solide de ses 5 sens. Il n'a commencé à véritablement faire des repas complets, à heure fixe, que vers 18 mois.

Alors notre allaitement a évolué...

Ma troisième grossesse n'a pas induit de sevrage et il fut heureux de retrouver du vrai lait à la naissance de son frère.

De là, la succion de mon bambin a évolué, on aurait dit qu'il perdait son réflexe. Je me suis alors rendu compte que du fait d'avoir toutes ses dents, sa mâchoire avait grandi et ne lui permettait plus de téter de façon optimale. Alors peu à peu il a, de lui-même, diminué les tétées jusqu'à me dire qu'il était grand et qu'il n'en voulait plus.

Dans le mois qui a précédé son "coming-out" il a décidé de stopper les couches jour et nuit et a fait un bon incroyable au niveau du langage.

Il était prêt, physiquement et émotionnellement, à couper le cordon pour se lancer dans la vie comme un grand.

Il me l'a dit.

Je n'ai rien choisi.

Trois ans et trois mois... Trente-neuf mois d'allaitement pour mon BabyCadet !

 

 



Je ne pense pas qu'il y ait sujet à débattre sur le fait d'avoir allaité ou non jusqu'au sevrage naturelle, le principal étant d'être en accord avec son enfant et soi-même tout au long de l'allaitement ; et cela qu'il dure quelques semaines ou plusieurs années.

Mais il me semble important, pour chaque mère, de savoir et d'accepter qu'un enfant ne se sèvre pas de façon naturel avant d'être capable de l'exprimer.

Il est surtout nécessaire de comprendre ce qu'est un véritable sevrage naturel de façon à ne pas étayer de fausses informations auprès des nouvelles mères allaitantes.

Il y a aussi cette histoire de culpabilité... Mais au final, quand on est en accord avec ses choix, la culpabilité ne nous effleure même pas !

 


Et chez toi? Sevrage naturel ou sevrage induit ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Marie

Maman de trois enfants {I. 6 ans, M. 3 ans, E. 18 mois } passionnée par l'éducation positive et respectueuse, je partage ici mon quotidien de bretonne sur le chemin de la non violence éducative. Vous y trouverez aussi tous plein de petits bonheurs, mes coups de cœur et tout ce qui ponctue mon quot
Voir le profil de Marie sur le portail Overblog

Commenter cet article

Lucie 12/12/2015 21:13

Sevrage clairement induit pour ma part, et pour mes 2 allaitements... 3 mois pour le 1er, donc la question ne se pose même pas (grosses douleurs liées à une candidose non prise en charge, donc biberon inséré très tôt, en pensant me soulager).
2ème à 14 mois. Mais là encore, en reprenant le travail à 3 mois, c'est évident qu'il était induit. Ma fille buvait au biberon chez la Nounou et avec son Papa, c'est déjà top d'être allé aussi loin !

Marie 18/12/2015 08:37

Bravo

Zalah 12/12/2015 14:51

Je trouve ce billet génial !
C'est fou comme nos histoires se ressemblent, en plus ! Ici aussi, sevrage de ma première à 13 mois parce que je forçais un peu trop sur les solides introduits en purée à 6 mois, en suivant le conseil du médecin (pour qu'elle prenne du poids, vive l'ironie), mais aussi parce que j'avais introduit la suce (qui avait entraîné une confusion) et, quand la prise de poids s'était trop détériorée, des biberons de préparation en complément. Si ma fille n'a pas semblé souffrir de ce sevrage induit, moi je l'ai trouvé difficile.
À ma deuxième, mieux informée, je n'ai pas donné de suce et introduit les aliments en DME vers 7 mois. Elle a eu d'autres laits au verre à l'occasion à partir de 11 mois quand elle était avec papa, mais revenait toujours au sein plusieurs fois par jour. Elle s'est finalement sevrée très progressivement pendant sa troisième année et a pris sa dernière tétée un peu moins de 2 mois avant son 3e anniversaire. Elle ne m'a jamais annoncé que c'était sa dernière tétée, mais ensuite elle me caressait parfois le sein le matin en me disant : ''quand petite, boire lait maman ici, maintenant grande fille'', alors je crois qu'elle était prête pour autre chose, tout simplement.
Peut-on pour elle parler d'un sevrage naturel ? Pas tout à fait, à mon avis, mais on en est très très près. Je me demande d'ailleurs si un véritable sevrage naturel est possible dans nos sociétés, étant donné les séparations entre mère et enfant amenées par la reprise du travail ou des études et celle d'autres activités communautaires ou de loisirs...
Maintenant j'allaite exclusivement ma petite dernière de 4 mois et nous sommes très loin du sevrage encore, que je souhaite le plus naturel possible !

Marie 18/12/2015 08:34

C'est vrai que nos histoires lactées se ressemblent ❤️ Je pense qu'il est possible d'aller vers un sevrage naturel tant que l'allaitement se fait à la demande et que maman est dispo mais il est vrai qu'en cas de reprise du travail c'est un peu faussé, j'ai la chance d'être en congés parentale, j'en profite

Aela 12/12/2015 13:13

Induit helas. Par la grossesse +introduction de lait de vache a 16 mois. On a gardé la tete du soir jusqu'a 21 mois. 3 semaines avant l'arrivee de son frère.

Marie 18/12/2015 08:28

Le Rire des Anges 11/12/2015 17:51

Ici c'est sevrage naturel... 2 ans et 8 mois! Fripouille et moi on est en harmonie avec ça mais plus le papa ni l'entourage... Alors ça n'est pas toujours simple!
De toute façon je ne "peux" pas l'en empêcher!

Marie 11/12/2015 23:14

Comme je te comprends. Ce n'est pas toujours facile d'allaiter un grand, les regards et réflexions sont souvent trop pesant. Mais comme tu le dis, impossible de l'en empêcher

anel 11/12/2015 16:49

Très sympa ton article et de voir qu'à chaque enfant l'allaitement évolue. Pour ma première je n'ai pas allaité longtemps malheureusement, j'ai fait un très gros abcès suite à une lymphangite et j'ai dû me faire opérer... Je n'étais pas prête à arrêter. Et pour ma deuxième cela fait 13 mois et j'espère qu'il y aura encore quelques mois d'allaitement. Elle est diversifiée depuis ses 5 mois et elle tète quand elle en a envie, jusqu'à il y a un mois elle pouvait téter encore 3 ou 4 fois par nuit... Mais j'avoue que maintenant qu'elle ne tète qu'en journée j'ai l'impression qu'elle ne prend pas assez de lait et ça me stresse un peu. On verra où ça nous mène :)

Marie 11/12/2015 23:18

Merci ❤️ Le fait d'opérer pour un abcès en suite de lymphangite me laisse dubitative... ( pas par rapport à toi, plus par rapport à l'accompagnement que les mamans peuvent avoir en cas de difficultés) Bravo pour ton parcours lactée, je te souhaite de le vivre le plus harmonieusement possible encore longtemps.