Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

J'ai pris des fessées, je n'en suis pas morte

La fessée, ce débat récurrent qui heurte le français...

Aujourd'hui, veille de la journée de la non-violence éducative, j'ai envie de t'en parler.

Mais je ne jugerai pas. Non, ce serait aussi violent que de te mettre une baffe parce que j'aurais décidé que j'ai raison et c'est tout.

Je voudrais juste te donner mon point de vue, mon expérience...

 

 

Petite, je ne suis pas tombée dans une potion magique qui aurait fait muter un de mes gène en gènes du bisounours. Nan, j'ai beau vivre en Armorique, aucun druide ne fabrique encore de cette potion (sinon, je l'aurais mise en intraveineuse à pas mal de monde, croit moi)

Je suis née dans une famille de classe moyenne où j'ai pu grandir à l'abri de tous besoins. Mes parents ont bossé dur pour que mes sœurs et moi ne manquions de rien. J'ai été éduquée à l'ancienne comme 85% des Français. J'ai pris des fessées, j'ai été au coin, j'ai été punie dans ma chambre. Chez ma nounou aussi (je me souviens du cellier tout noir...), à l'école aussi. J'ai eu le droit aux morales interminables pour mon bien. J'ai fait des lignes aussi et j'ai été puni de sortie, de portable et j'en passe. Une éducation classique. Une éducation pour mon bien.

J'ai été éduquée à la française !

Je ne suis pas devenue une délinquante pour autant, ni une droguée ou une alcoolique (quoiqu'il y a une dizaine d'années...Bref continuons !), j'ai toujours eu une vie sociale assez riche malgré ma timidité maladive et mon manque de confiance en moi, j'ai toujours trouvé du boulot, je suis une battante comme dirait l'autre ! J'ai construit ma vie...

 

Je me souviens d'une scène chez mes parents, en novembre 2008 (j'étais enceinte de trois semaines), alors qu'Edwige Antier relançait le débat sur l'interdiction de la fessée. Je me revois dire :

"Et puis quoi encore, si on ne peut même plus élever nos enfants comme on veut ! J'en ai pris et je ne suis pas morte ! D'ailleurs merci, grâce à vous je suis quelqu'un de bien !"

Ça me foutait en rogne qu’une loi puisse intervenir dans l'intimité des Français !

Je crois que si j'avais été un homme il y a quelques années, j'aurais aussi râlé contre cette loi qui a donné une existence aux femmes...

Je suis française ! C'est bien connu, le Français est râleur !

 

 

J'ai eu un enfant.

 

 

Niveau éducation, je ne me posais pas vraiment de question. J'irai au feeling, avec pour seul but d'en faire un adulte bien dans ses baskets...

Ses pleures m'ont vite mis hors de moi. J'ai crié sur mon bébé pour qu'elle se taise.

Ses premières découvertes/bêtises m'ont vite énervés, je lui ai mis des tapes sur la main.

Ses façons de me regarder alors que je disais "non" me faisaient sortir de mes gonds, je l'ai mise au coin.

Ses façons d'être toujours à bouger et à chercher les bêtises faisaient monter en moi une colère énorme qui tombait sur elle en fessées.

 

J'ai mis des fessées à ma fille, la prunelle de mes yeux.

Je ne l'ai pas tabassée, je ne l'ai pas blessée. Je lui ai mis des fessées, c'est tout et avec le recul je me rends compte que j'ai battu ma fille.

 

Mais c’est tellement dur d'être parents !!!

On est tellement seule à devoir faire, de ces petits bouts de culs adorables, des êtres tenables en société.

On est tellement jugé sur l'éducation de nos enfants...

 

La relation avec ma fille devenait de plus en plus catastrophique. Nous étions en conflit permanent. Je ne la comprenais pas. Elle tenait ses positions et moi les miennes. Elle voulait gagner et moi aussi. Un jour, elle m'a dit alors que je voulais qu'elle reste au coin

"je veux que tu sois morte maman !"

Elle avait deux ans...

 

 

Je ne me suis pas rendu compte de l’escalade de la violence au seing de mon foyer jusqu'à ce jour où alors que je m'approchais d'elle juste pour capter un instant de sa vie d'enfant, juste pour me souvenir de cet instant où elle jouait avec ses poupées. Ce jour là, elle ne m'a pas entendu m'approcher. Quand elle s'est rendu compte que j'étais derrière elle, elle s'est protégée comme si j'allais la frapper.

Ma fille a eu peur de moi. J'ai lu la peur dans son regard, ça m'a bouleversé.

 

J'ai pleuré, beaucoup pleuré.

 

Comment pourrait elle devenir une adulte bien dans ses baskets en ayant peur de ses parents ?

Je ne pouvais envisager de voir la peur dans le regard de mon enfant à chaque fois que je voudrais lui imposer quelque chose. Et puis en raison de quoi pouvais-je lui imposer d'être mon faire-valoir aux yeux d’une société qui part en vrille ? De quel droit pouvais-je me placer juge de ses réactions et de ses actions ?

Ce jour là, je me suis juré que plus jamais, au grand jamais, je ne laisserai la peur s'installer entre elle et moi !

 

J'ai cherché des alternatives, j'ai repensé à Edwige Antier et à cette loi sur l'interdiction de la fessée, je me suis rapproché de personnes prônant l'éducation non violente, j'ai découvert Isabelle Filliozat, Alice Miller, Olivier Maurel et bien d'autres !

 

J'ai lu, lu et encore lu !

J'ai appris à devenir parent.

J'ai appris qu'il n'y avait pas de Parent parfait.

J'ai appris que je pouvais être un parent efficace sans pour autant être autoritaire et dirigeante.

J'ai appris à lâcher prise, aussi.

J'ai appris à reconnaître la petite fille qui était enfui au fond de mon cœur.

 

J'ai grandi un peu.

J'ai appris à me remettre en question.

J'ai vu mes failles, mes faiblesses et mes qualités.

J'ai appris d'où elle venait.

J'ai appris sur les cerveaux des enfants en constructions

J'ai appris de mes enfants. J'ai appris les émotions et les besoins.

 

 

J'ai grandi encore un peu.

J'ai eu mal, très mal. J'ai pleuré, beaucoup.

J'en ai voulu à mes parents et à la terre entière.

J'ai appris à faire des choix, de vrai choix avec mon cœur et pas par rapport aux regards des autres.

J'ai appris à relativiser.

J'ai appris à me battre, aussi.

 

J'ai grandi encore et encore.

J'ai appris que nous étions tous des victimes de victimes de victimes de victimes de victimes...

J'ai appris à parler de façon positive.

J'ai appris l'égalité.

J'ai appris à pardonner.

J'ai appris le partage, aussi.

 

J'ai trois enfants.

 

Aujourd'hui, je suis grande ! Grande de leur amour !

J'apprends d'eux plus que je ne leur apprends, j'en reste persuadé. Ils sont si purs...

Aujourd'hui, je suis fière de moi ! Fière d'avoir réussi à battre cette violence éducative ordinaire inscrite en moi comme dans 85% des francais ! Oh, le combat n'est pas simple, pas du tout même ! Mais j'y arrive, j'avance pas à pas. Je tombe parfois mais je me relève vite par la force de ce que je partage avec mes enfants et mon mari.

Aujourd'hui, j'aide de jolies petites graines à devenir de belles fleurs épanouies. Je ne tente pas de façonner quoique se soit ; je leur apprends à être eux avec leurs émotions, leur histoire et leur quotidien.

Aujourd'hui, j'élève mes enfants sans fessées, sans punitions, sans humiliations, sans chantage, dans le partage et le respect de l'autre. Je n'attends rien d'eux, je suis l'adulte, c'est à moi de devancer ces besoins qu'ils ne savent pas exprimer, c'est à moi de leur apprendre à décoder ces émotions qui peuvent les envahir de façon si intense.

 

J'ai pris des fessés mais j'ai décidé de briser le cycle de la violence éducative !

Alors demain, en ce 30 avril 2015, journée de la non violence éducative, je dédierai ma journée à cette cause qui rendra, un jour, ce monde plus beau !

Parce qu'un monde avec moins de violence n'est pas une utopie, je me suis joint à un collectif de près de 400 familles pour transmettre à Laurence Rossignol, Secrétaire d'Etat chargée de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie, une lettre ouverte demandant une loi pouvant éradiquer toute forme de violence envers les enfants de notre pays.

 

Parce que la violence engendre la violence, il est temps que chacun accepte que notre France grandisse.

 

 

 

 

 

J'ai pris des fessées, je n'en suis pas morte

Rendez-vous sur Hellocoton !

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Marie

Maman de trois enfants {I. 6 ans, M. 3 ans, E. 18 mois } passionnée par l'éducation positive et respectueuse, je partage ici mon quotidien de bretonne sur le chemin de la non violence éducative. Vous y trouverez aussi tous plein de petits bonheurs, mes coups de cœur et tout ce qui ponctue mon quot
Voir le profil de Marie sur le portail Overblog

Commenter cet article

Maeva 07/06/2016 14:08

Bravo pour ce très joli texte vraiment émouvant!! Mon petit loup à 14 mois et je suis contre toute forme de violence, peu de gens sont anti veo autour de moi alors il y a du chemin à faire! Mais quand je vous lis ça me met du baume au coeur et me donne de l'espoir. Plein de belles choses!!
Maeva

Nono 03/01/2016 21:31

J'ai eu les larmes aux yeux en lisant ton article.
Moi aussi (maman depuis un an et demi) j'ai decide d'arreter le cercle de la violence educative. Je l'ai decouvert des que mon bout de chou est ne. C'est si vrai. Chaque mot que tu as ecrit me touche, merci.

Lillybellule 02/01/2016 02:27

Merci pour ce beau partage,
Je trouve remarquable que vous arriviez à mettre en place cette éducation bienveillante.
Pour ma part, c'est l'inverse qui s'est passé. Je suis partie d'une éducation bienveillante à une éducation opposée. J'ai deux petits bonhommes (2 et 4 ans) avec beaucoup beaucoup beaucoup de caractère et beaucoup beaucoup beaucoup d'énergie. J'ai moi aussi lu, remis en question, écoute, travail sur ma propre enfance...etc etc etc seulement je suis devenue l'opposée de la maman que je voulais être et l'opposé de l'éducation que je souhaitais mettre en place. Il nous en font voir des vertes et des pas mûres jour et nuit. Ils nous font littéralement péter des câbles. Sincèrement, je ne suis évidemment pas objective mais il est impossible pour moi du moins à l'heure d'aujourdhui de ne pas devoir punir ou à un moment dire stop avec une fessée. Quand je vois les gosses dans super nanny par exemple parfois je nous revois nous! Je me surprend même quand je me vois faire ou m'entend, non mais c'est pas possible faut que ça s'arrête... seulement impossible je suis obligée de crier pour qu'ils arrêtent ou comprennent. Je ne sais pas où j'ai loupé, ce que j'ai mal fait ou fait ou pas fait mais je me demande si l'éducation bienveillante n'est pas faisable avec seulement une certaine catégorie d'enfant avec certain caractère... :( et je vous assure que avant d'avoir mes enfants je pouvais soutenir mordicus le contraire de ce que je viens de vous écrire... c'est triste...

Montmagnon 23/02/2016 23:42

Votre témoignage me touche beaucoup.
Nous aussi on est partis pour le grand voyage éducatif non-violent avec notre petit Eliott. Mille soutiens à vous.

Marie 03/01/2016 13:05

Merci pour votre témoignage ❤️ Jamais Je ne baisserai les bras, toujours je les respecterai en tant que personne. Encore merci

manayo 03/01/2016 05:01

Comme Marie, J'ai été élevé "à la dure": fessée déculottée en public tant qu'à faire, c'est plus drôle! devant les copine invitées pour un week-end, humiliation, rabaissement, fais ce que je dis, pas ce que je fais... Je pourrais vous donner 1000 souvenirs cuisants... J'en ai pris conscience assez tôt et avant d'avoir mes enfants (j'ai eu la première à 30 ans) et je me suis jurée de ne pas reproduire cette attitude négative qui m'a fait tant de mal... à 82 ans, mon père ne comprend toujours pas... vous n'avez manqué de rien!!! C'est vrai, matériellement parlant... Mais affectivement??? Je n'arrive pas à me rappeler un câlin de mon père... Alors, mes enfants comme tous n'ont pas été des anges!!! surtout ma fille (17 ans auj) Je me rappelle une fois où à 2 ans, elle m'a fait une colère parce que j'avais dit non à je ne sais quelle demande... on était en terrasse à la neige. Mon père me dit; mais quand vas-tu lui mettre une tarte? Mais pour quoi faire papa? elle a 2 ans, ne parle pas et me fait savoir avec ses moyens à elle qu'elle n'est pas contente. Elle en a le droit. ça ne changera rien! J'ai dit non, c'est non. Toi, quand tu n'es pas content, tu râles! tu le fais savoir avec tes moyens: la parole. elle ne le peut pas, donc elle crie et tape des pieds! normal. elle a le droit de ne pas être contente. Et là, il me répond: tu sais, un enfant, c'est comme un rosier, il faut lui mettre un tuteur pour qu'il aille là où tu veux qu'il aille!!! et moi de m'exclamer: Mais papa, ma fille n'est pas un rosier!!! elle pense et réfléchit, c'est un être humain!!! Là est le problème! Pour mon père, un enfant n'a pas le droit d'exister en tant que personne! c'est un rosier!!! Bien entendu, je me suis heurtée à ses critiques, tu verras, quand elle aura 15 ans, elle te mettra des claques!!! Pendant ce temps, ma soeur reproduisait le schéma paternel avec son fils de 11 mois plus jeune que la mienne et mon père de me dire/ qu'est-ce qu'il est dur Q et pourtant il en prend!!! Ben oui papa, justement, il en prend trop!!! Quoiqu'il fasse, il prend une fessée. Du coup, comme il sait qu'il va la prendre, tant qu'à faire, il fait la bêtise! de toute façon, s'il ne la fait pas, il prendra la fessée rien que d'y avoir pensé ou pour une quelconque autre raison... Un jour que ma soeur me disait qu'elle ne s'en sortait plus, je lui ai dit tout ça. Elle a réfléchi et s'est dit que j'avais pas tort! Elle a eu du mal à rectifier le tir, mais elle y est arrivée et son 2ème n'a pas été fessé. Je suis institutrice en maternelle. Peut-être que mon métier m'a aidé... Je ne peux pas asseoir mon autorité en classe par la fessée... Que diriez-vous si votre enfant rentrait de l'école en disant la maîtresse m'a mis une fessée??? Si des milliers d'instituteurs y arrivent, avec 25 à 30 enfants, pourquoi ne le pourriez-vous pas! Le secret réside je crois dans la confiance qu'on installe l'un dans l'autre et dans la fermeté, sans violence. Se fixer et fixer des limites à ne pas dépasser, mais quand on a dit non, on s'y tient, on ne cède pas excédé! bizzarrement ou pas, c'est pour l'enfant très mauvais de céder. Il sait que ce n'est pas bien et en cédant, vous le laisser faire quelque chose de mal, preuve pour lui que vous ne l'aimez pas suffisamment pour lui interdire fermement... Il vous pousse à bout pour voir si vous allez tenir bon pour son bien-être! c'est usant mais indispensable pour sa construction. C'est pour cela qu'il faut se fixer quelques limites infranchissables, mais sur lesquelles on n'est certain de ne pas revenir! Chacun les siennes, elles ne seront pas les mêmes pour vous que pour moi, mais elle sont très importantes. J'ai parfois puni mes enfants, mais jamais frappé. Auj, partout où ils vont, on me dit qu'est-ce qu'ils sont mignons tes enfants... c'est ma plus grande fièreté!!! Courage, ce n'est pas simple, mais pas si compliqué non plus! dites vous que leur mettre une fessée ne fait que soulager très momentanément vos nerfs, mais pas les leurs bien au contraire! Il faut parler, expliquer et réexpliquer sans cesse mais au final, ça paye!

fannybonconseil 28/12/2015 17:26

oooh, j'ai pleuré :-)
C'est cool de grandir. Je le dis souvent, à ma Coquillette au beurre, que nous aussi, on grandit encore dans nos têtes...

Mini 01/11/2015 14:53

Bonjour,
Merci pour cet article qui a fait beaucoup réagir.
Juste un petit partage d expérience...
J' ai eu un père violent, et, comme la majorité des enfants qui ont subi de la violence, j' ai totalement rejeté cette violence.
Lorsque j ai eu mon fils, j' ai fait du maternage proximal et de " l' éducation" non violente sans savoir que cela s' appelait ainsi. J' ai découvert le site de la Letche Ligue qui m' a aidé à être la mère que je voulais être.
Je travaille en milieu scolaire, au tout début, j' avais, comme tout le monde des problèmes d' autorité, malgré les menaces et les punitions, jusqu' au jour oú dans ma tête, il est devenu inconcevable que les enfants n' obéissent pas. L' autorité ne passe pas obligatoirement par les punitions.

Je n' ai jamais puni mon fils, je n' en ai jamais eu besoin.
Mon fils a deux ans et demi, en plein terrible two. C' est vrai que c' est période terrible: il est très calin, très doux, très bienveillant, aime aider et faire le clown pour nous faire rire. Il a eu une semaine difficile, où, il jetait ses jouets par terre, j' ai été tentée par l' education classique, je l' ai grondé, il ne comprenait absolument pas mes réactions, en réalité, il avait une belle angine.

Mon " éducation" peut être jugée comme laxiste. Paradoxalement, les gens qui jugent ce type d' éducation comme étant laxiste, jugent également mon fils comme étant un enfant sage et très bien élevé.
Il y a eu deux exemples parlant qui m' ont mise mal à l'aise vis à vis des autres parents. Dans les deux cas, nous étions au restaurant. Mon mari, mon fils et moi étions à une table, il y avait un autre couple avec un petit enfant, qui de toute évidence pratiquait l' éducation classique. Les autres clients du restaurant nous ont fait des compliments sur notre fils en faisant bien entendre que l' autre enfant était mal élevé. Lorsque j' ai répondu qu' on avait de la chance, une dame m' a répondu " oh! Vous savez c'est une question d'éducation!" et là j' ai réalisé que je n' éduque pas mon fils, avec son papa nous sommes ses tuteurs.

L'éducation bienveillante ne signifie pas laxisme, faiblesse ou enfant roi.
La bienveillance prend du temps, de l'énergie, demande un certain contrôle de soi, il n' y a pas de laxisme dedans.
Dans l' éducation bienveillante, il n' y a pas de rapport de force, il n' y a donc ni dominant , ni dominé, ni fort , ni faible. Il n' a donc pas d' enfant roi ou de parent roi. Il y a juste de l' amour, de l'écoute et du respect.

Je ne sais pas si ma manière de faire à aider mon fils a être aussi super, ce qui est certain, c'est que la communication non violente convient parfaitement à ma famille. Je suis également convaincue que cette vision des choses aiderait certaines familles en souffrance.